
You know what ? I am happy.
En choisissant David Pujadas pour son interview télévisée du 12 juillet, Nicolas Sarkozy a montré au moins deux choses aux Français :
- il n’a pas renoncé aux castings fondés sur la taille, d’une part ;
- il n’a pas souhaité être dérangé par des questions inconvenantes, d’autre part.
Chez nous, on dit parfois que les « putains » et les « cons », qui parsèment les conversations animées sous le chaud soleil du Midi, sont nos virgules et nos points.
Pour Nicolas Sarkozy, on a bien vu que « David Pujadas » faisait également office de ponctuation.
Ce qui donne à peu près ceci :
« Ecoutez David Pujadas je vais répondre à vos questions sans détour [...] Mais franchement est-ce que vous ne pensez pas que toutes ces calomnies sont une perte de temps David Pujadas [...] Ce sera l’occasion d’une prochaine invitation David Pujadas »
Pujadas virgule. Pujadas point d’interrogation. Pujadas points de suspension, etc.
Comme on le voit, les possibilités sont nombreuses. Et Nicolas Sarkozy l’a bien compris.
Il ne manquait plus que le tutoiement et la tape sur l’épaule pour que la connivence soit parfaite.
Bon, c’est vrai, on ne peut pas demander non plus à l’auteur du « eh bien alors casse-toi pauvre con ! » d’avoir quelques rudiments de politesse.
Pour cela, il aurait fallu que le président de la République ait parmi ses proches conseillers Nadine de Rothschild.
Celle-ci n’aurait sans doute pas manqué de lui dire qu’on n’appelle jamais quelqu’un par son prénom et son nom.
C’est une marque de familiarité, pour ne pas dire de grossièreté, qui traduit une certaine condescendance et un esprit de supériorité tout à fait inadaptés à la circonstance.
On doit dire plutôt « Monsieur Pujadas » ou bien alors, si l’on veut gagner en sobriété, un simple « Monsieur » suffit.
Or, en méconnaissant ces règles de base, on a eu l’impression d’avoir assisté à un sketch : Louis de Funès dans le rôle de Victor Pivert interviewé par Droopy.
On va peut-être me dire que je suis méchant et que ce n’est pas très glorieux de se moquer ainsi des gens.
Pourtant, il y a pire que moi…
Tenez. Nicolas Dupont-Aignan, député divers droite. En matière d’élégance, celui-ci me bat à plate couture.
Voici la petite phrase assassine qu’il a diffusée sur Twitter, l’usine à ragots :

Gnan-gnan au pays des soviets
La charge du député, développée sur son blog, n’est-elle pas sévère ?
Remarquez, c’est à ce genre de petites phrases que l’on voit aussi que Nico Dupont-Gnangnan est plus à droite que divers.
Car, franchement, pourquoi se référer à la pieuvre communiste et à la défunte URSS ?
Cette comparaison aurait – à la rigueur – un sens si elle avait été utilisée pour tacler un homme politique de gauche.
Mais contre Sarkozy…
N’aurait-il pas été plus indiqué de faire référence à l’Italie fasciste qui a pu compter, elle aussi, sur des journalistes dévoués ?
Peur de créer un scandale ? Peut-être…
Le député de l’Essonne montre en tout cas que la droite a toujours eu des difficultés intellectuelles à assumer ses propres extrémismes.


12 commentaires
C’est vrai… Pourquoi avoir besoin d’un journaliste pour cette pseudo interview alors que les questions (et les réponses) sont préparées à l’avances !
Je serai les syndicats de journalistes de FTV, je demanderai à ce que les programmes présidentiels soient présentés par un animateur pour mettre fin à cette mascarade !
Hier, ce n’était pas de l’information, au pire du divertissement :-/
Bonjour, sympathisant de Debout la République, je tombe par hasard sur votre blog.
Il me semble que le tweet sur lequel vous vous referrez ne parle pas seulement de David Pujadas, mais plus généralement d’une partie de la presse.
Je trouve votre déduction sur le positionnement politique de Nicolas Dupont-Aignan complètement ridicule: ainsi, toute personne qui ferait référence à la pravda serait forcément quelqu’un de droite? Et quelqu’un qui ferait la même chose vis-à-vis de Goebels ou de Mussolini, de gauche? Mais c’est totalement idiot!
NDA aurait pu utiliser n’importe quelle dictature où la liberté de la presse n’a pas été assurée, il a juste choisi l’exemple de l’urss, qui faisait très fort en la matière (et jusqu’à il y a deux décennies), il faut bien le reconnaître!
Voilà tout! NDA est un gaulliste social, qui est bien sûr originaire des rangs de la droite, mais qui est tout à fait capable de transcender les clivages. D’ailleurs, au sein de son parti, Debout la République, il y a de nombreuses personnes de gauche.
Je crois au contraire que vous avez parfaitement compris ce que j’ai voulu exprimer mais que, bien sûr, il est vous est plus facile de résumer mon propos à une idiotie.
Après tout, vous le reconnaissez vous-même : vous êtes un sympathisant du groupuscule de droite « Debout la République ! » (ce qui est bien entendu votre droit le plus absolu).
Dupont-Aignan visait peut-être une certaine presse déférente à l’égard du pouvoir. Mais sa sortie visait d’abord et surtout implicitement Pujadas qui l’a incarnée devant des millions de Français.
Je persiste que la référence à l’URSS était inadaptée concernant Sarkozy.
D’autres références auraient été plus logiques mais intellectuellement plus inconfortables pour le député de l’Essonne (au fait, si vous le voyez, demandez lui en quoi consiste précisément le plan B ? Depuis 2005, on demeure sans nouvelles).
gularu : « castin fondé sur la taille » à propos de Pujadas : oh, je suis outré ! ça c’est vraiment peit !!!! mdr…
.. oups… allé trop vite. Il convenait de lire dans mon précédent commentaire « casting fondé sur la taille » à propos de Pujadas : oh, je suis outré ! ça c’est vraiment petit !!!
Ps la fenêtre du « capcha » empêche de lire la totalité du commentaire, pour ton information… have a nice day, jeune homme.
Cordiales pensées. RP.
Je note qu’à part persister dans votre erreur, Gabale, vous ne produisez aucun argument. J’ai bien compris ce que vous avez dit, je vous ai juste expliqué que c’était complètement idiot.
Il n’y a pas de référence à l’URSS par rapport à Nicolas Sarkozy. NDA a simplement utilisé une boutade, point.
J’espère sincèrement que vous n’êtes pas l’un de ses abrutis (désolé, mais il n’y a pas d’autres mots) qui hurlent au fachisme « sarko-facho », position totalement ridicule qui n’a pour seul effet que de ridiculiser ses défenseurs.
DLR n’est pas un groupuscule, c’est un parti certes petit, mais en expension. Quant au plan B, NDA l’avait développé lors des élections régionales dans son petit livre mauve http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre23429.html
On voit bien là que vous avez été victime d’une certaine propagande, qui a tout fait pour faire croire que le plan B n’existait pas.
Vous savez, on est toujours l’abruti de quelqu’un.
Et comme je suis d’un naturel gentil, je veux bien être le votre.
Je comprends mieux à présent la référence de Dupont Gnan-Gnan au communisme.
Du petit livre mauve (le pseudo « plan » B) au petit livre rouge (plan quinquennal), ce n’est après tout qu’une question de couleurs.
Je viens de lire quelques uns de vos articles… Et à l’évidence, vous ne faites pas partie des abrutis dont je parlais. Je vous prie de m’excuser d’en avoir parlé, je n’aurais pas dû.
Merci de ne pas utiliser de vocable insultant : NDA a un nom, Dupont-Aignan. Je n’avais même pas pensé en vous mettant le lien à la référence, mais elle ne fait rien d’autre que prouver que NDA n’est en rien un des ces politiciens en retard d’une guerre froide hurlant à l’anticommunisme à tout bout de champ.
Le petit livre mauve est un véritable plan B, ne vous en déplaise. Si vous prenez la peine de le lire, vous pourrez vous en rendre compte par vous même. Je vous le concède, son actualité est un peu datée, mais il est faux de dire que le plan B n’existait pas. Enfin bon, c’est un vaste débat, et l’on ne vas pas y revenir.
Vu le spectacle d’hier soir, je ne resiste pas à l’envie de vous proposer cette chanson sur la communication de notre président qui nous a fait une brillante démonstration hier soir !!!
http://www.youtube.com/watch?v=qDaLa0Jf4K8
Merci pour le lien !