Ce billet a été publié il y a 10 mois 18 jours. Il est possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être obsolètes ou, à tout le moins, elles doivent être replacées dans le contexte où ce billet a été écrit.
Devant le Conseil National du PS réuni ce samedi 12 septembre, Martine Aubry a fait dans le registre mélodramatique :
« Je voudrais vous dire à l’occasion de cette année du 150e anniversaire de Jaurès, je ne laisserai pas abîmer ce parti, je ne laisserai pas abîmer le Parti socialiste de l’intérieur, je ne laisserai pas le Parti socialiste insulter de l’extérieur. Sachez-le, mes chers camarades ».
C’est fou comme l’on est heureux de le savoir !
Toutefois, il est difficile d’accorder encore quelque crédit à une Première secrétaire élue dans des conditions douteuses et dont l’action à la tête du PS, depuis novembre dernier, s’est surtout caractérisée par un immobilisme consternant et un monumental échec aux élections européennes.
Il y a même quelque chose de profondément navrant, pour ne pas dire comique, dans le fait d’invoquer les mânes de Jaurès et de laisser entendre que le PS serait victime d’un travail de sape interne et externe…
Quel message bien faible lancé devant un Conseil National pourtant supposé acter la rénovation du PS où, d’ailleurs, la plupart des ténors socialistes brillaient par leur absence.
On savait que la direction actuelle souffrait d’autisme. Il faudra désormais y ajouter la paranoïa.
Martine Aubry est donc de plus en plus esseulée, implicitement lâchée par ceux qui, durant le Congrès de Reims, s’étaient entendus pour la faire élire à la tête du PS.
Par conséquent, avant même d’envisager les grands axes de la rénovation, il serait peut-être bon que la direction actuelle du PS daigne faire auparavant toute la lumière sur les faits consignés dans le livre d’André et Rissouli.
Car le trouble est là. Il prend de l’ampleur, non seulement chez les élus socialistes, mais aussi chez les militants et les sympathisants.
Jean-Jacques Urvoas, député socialiste du Finistère, a bien résumé la situation sur son blog. Je le cite :
« J’ai lu ce livre mercredi soir dans l’avion qui me ramenait à Quimper. C’est comme si on m’avait jeté un seau de purin au visage.
Je ne veux même pas savoir si ce qu’il raconte est juste, le seul fait que cela puisse être crédible suffit à me révolter.
Peu m’importe qu’il ne cible que certains dirigeants du PS et qu’il évite de creuser ailleurs, qu’il n’y aurait qu’un nom et ce serait pour moi déjà inadmissible. »
Justement, le livre cite des noms.
Par conséquent, de deux choses l’une. Ou ce que raconte ce livre est vrai et alors les personnes citées doivent s’expliquer dans les meilleurs délais. Ou ce qu’il expose est faux et il y a alors matière à intenter une action en diffamation.
Or, je ne sache pas que les personnes mises en causes aient exprimé jusqu’à présent leur intention de poursuivre les deux auteurs devant un tribunal correctionnel.
La direction du PS ne peut donc pas faire comme si le seau de purin sentait la rose.


7 commentaires
Merci Jean-Jacques. Je me sens moins seule ce samedi soir 12 septembre, en découvrant ton blog.
Jamais je ne leur pardonnerai.
Pour mémoire au clan tout sauf royal et les collabos de l’élection de Sarkozy (Il se reconnaitront):
http://www.google.fr/#hl=fr&source=hp&q=Les+socialistes+sifflent+jaur%C3%A8s&btnG=Recherche+Google&meta=&aq=f&oq=Les+socialistes+sifflent+jaur%C3%A8s&fp=1&cad=b
Alors, Jaurès elle le laisse ou il est m**** !!!!
Ras le bol de ces langues de faux c*** !!!
Ô Politburo de Lozère adoré,
Heureuse de pouvoir relire ta prose.
TBon bilet.
P : j’aime la rubrique Tags, avec « Fraudes » …….et « Rénovation » à côté !!!
Désolé, Jean Jacques mais cette vérité doit être rappelée, malheureusement …
Cordialement !
Le PS n’en peu plus de se décomposer. A chaque fois, je me dis « ça y est, y sont au fond du trou, y vont remonter » et non, il redescende.
Un petit mot de l’humoriste Fellag: « un peuple quand il atteint le fond, il remonte. Mais nous les algériens on creuse ».
Pourvu que cela ne soit pas une tombe.